19/07/2017

Confession

This entry is bilingual. Scroll down for the English-language version.

Le lecteur fidèle de ce blog (il a bien du mérite) a sans doute remarqué que j'y parle très rarement des livres que je lis, contrairement à la plupart de mes estimés collègues. Il y a deux raisons à cela. La première, c'est que je lis beaucoup moins qu'eux. Il fut un temps où j'atteignais la centaine de livres par an, mais cela fait un bail et à présent je considère que vingt ou trente est un bon score. La seconde, est que je suis incapable de décider de lire.  C'est le livre qui me choisit, et non l'inverse - et il peut me faire attendre très longtemps. Je viens ainsi de terminer Qui veut la peau de Philip Banter de John Franklin Bardin que j'avais dans ma bibliothèque depuis... 1992. Rassurez-vous, je n'ai pas attendu aussi longtemps pour essayer de le lire, j'ai même fait de nombreuses tentatives, mais elles se sont toutes soldées par un échec: je ne dépassais pas la première page. Pourquoi je suis parvenu cette fois à le lire en entier, c'est un mystère y compris pour moi mais - croyez-le ou non - il y a de nombreux autres livres sur mes rayonnages qui se font désirer depuis encore plus longtemps. D'autres en revanche sont moins farouches: mon préféré de cette année, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour? de Georges Pérec, s'est laissé lire sans barguigner le jour même où je l'ai ramené de la médiathèque. Comment je l'explique? Je ne peux pas. Il faut donc vivre avec, même si c'est très frustrant. J'aimerais beaucoup pouvoir changer de modèle, ne serait-ce que parce que je ne rajeunis pas et qu'à ce train-là il y a quantité de mes livres que je ne lirai probablement jamais. Il y a aussi que je manque de place - ce qui ne m'empêche pas de continuer à acheter des bouquins - et que je me vois mal vendre ou jeter des livres que je n'ai pas lus. Que faire? La suite au prochain épisode. 

P.S.: Le Bardin est très bien, même si l'explication finale est un peu tirée par les cheveux. 

You may have noticed that I rarely review books on this blog, unlike most of my esteemed colleagues. The reason is twofold. First, I don't read as much as they do - there was a time when I averaged 110 books a year but it was long ago and now I call it a good year when I manage 20 or 30. Second, I'm unable to read on purpose. The book chooses me, not the other way round, and it can keep me hanging on a long, long time. To give you an example, I've just finished reading John Franklin Bardin's The Last of Philip Banter which I bought... in 1992. I made several attempts at reading it in the meantime but somehow it never worked - I couldn't get past the first page. Why I was finally able to read it this time is anyone's guess but, believe me or not, there are books on my shelves that have been taunting me for an even longer time. Some on the other hand are easier - I read my favorite novel of the year so far, Georges Pérec's Which Moped with Chrome-plated Handlebars at the Back of the Yard? (not a mystery) on the very day that I borrowed it from my local library. How do I explain that? I can't - and I have to live with it, which is very frustrating. I'd really like to change my ways, if only because I'm not getting younger and going this way there are many books I own that I'll never read, a depressing prospect. Also I'm running out of place - worsened by the fact that I keep buying more books - and I can't bring myself to sell or dispose of books that I haven't read, that I might read. What can I do? Stay tuned for the possible answer - but don't hold your breath. 

P.S.: The Bardin is truly excellent, despite the final explanation being a little rushed. Strongly recommended. 

1 commentaire:

neer a dit…

and going this way there are many books I own that I'll never read, a depressing prospect. Also I'm running out of place - worsened by the fact that I keep buying more books - and I can't bring myself to sell or dispose of books that I haven't read, that I might read.

I have the same problem. Too many books and too little time.