20/04/2012

L'homme qui expliquait les miracles

Sans John Dickson Carr, vous ne liriez probablement pas ce blog. C'est la découverte émerveillée de l'oeuvre du maître des chambres closes qui fit définitivement bifurquer l'adolescent que j'étais vers le roman policier, tendance classique. Un quart de siècle plus tard, il demeure l'un de mes auteurs fétiches, l'un de ces heureux élus que je revisite régulièrement et dont je ne me lasse pas de chanter les louanges. Et celui qui s'avise d'en dire du mal devant moi, il a intérêt à courir vite.


Roland Lacourbe, lui aussi, est un fan. C'est même le fan numéro un de JDC en France, celui qui a le plus fait pour faire connaître et apprécier le natif d'Uniontown dans nos contrées; les carrophiles gaulois lui doivent beaucoup. Paru en 1998 aux indispensables éditions Encrage, son John Dickson Carr: scribe du miracle est un ouvrage en tous points remarquable, qui complète la superbe biographie (hélas inédite chez nous) de Douglas G. Greene. Lacourbe passe au crible l'oeuvre de Carr - les romans, les nouvelles, les pièces radiophoniques, les adaptations cinématographiques et télévisuelles - avec un enthousiasme et une érudition qui font plaisir à lire. Je ne suis pas d'accord avec tous ses jugements: je trouve en particulier qu'il a tendance à trop se focaliser sur l'intrigue et l'orthodoxie au détriment des qualités littéraires (réelles, n'en déplaise à certains) de l'oeuvre.  Je le rejoins par contre quand il fait remarquer que La chambre ardente (The Burning Court, 1937) qui est un chef-d'oeuvre, n'est pas le seul à l'actif d'un auteur qui disparaît trop souvent derrière ce seul livre. Et oui, Le barbier aveugle (The Blind Barber, 1934) est un livre désopilant. 


Si vous aimez John Dickson Carr et le roman d'énigme, ce livre doit trouver sa place dans votre bibliothèque - mais il y a de fortes chances qu'il y soit déjà.  



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