30/12/2011

Juger un DVD à sa couverture

Un cinéphile aime les films - beaucoup, passionnément, à la folie. Et ceux qu'il aime vraiment très fort, ceux qu'il veut avoir chez lui pour les regarder à volonté, il les achète en DVD (ou en Blu-Ray, s'il est à la pointe du progrès)

Et de fait, il faut vraiment avoir envie de voir un film pour acheter un DVD - car les éditeurs ne font vraiment rien pour rendre leurs galettes numériques attractives en tant qu'objets.

Un exemple suffira. Voici l'affiche française originale du film de Delmer Daves, Les Gladiateurs:



Et voici maintenant la couverture du DVD. Attention les yeux!



Bon, je suis bien conscient que ce film s'adresse à un public réduit (à une époque où un film est un "classique" au bout de vingt ans, 1953 c'est carrément la préhistoire) et que Fox ne va donc pas dépenser des sommes folles en packaging, mais tout de même...

La situation n'est pas beaucoup meilleure chez les éditeurs dits "cinéphiles" genre Carlotta ou Sidonis. Même si l'on n'y trouve rien d'aussi hideux que la monstruosité ci-dessus, le packaging reste au niveau du service minimum, avec le plus souvent une simple photo du film, plus ou moins bien choisie.

J'en entends déjà m'objecter que le contenu est beaucoup plus important que le contenant, que les petits éditeurs susdits font sur le plan de la restauration et des bonus un travail formidable dont les majors feraient bien de s'inspirer, et qu'il vaut mieux un bon film avec un packaging pas terrible qu'une nullité dans un écrin de luxe. Je n'en disconviens pas. Mais tout de même. Si le contenant a si peu d'importance, pourquoi s'en embarrasser davantage? La VOD donne le même résultat, et elle prend moins de place sur les étagères. Que diable, j'aime les films sur un support physique, et j'ai envie que ledit support anticipe sur le plaisir de la vision, le prépare en quelque sorte. Et ce genre de choses fait très moyennement envie.

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